Bouddham saranam gacchami
Dhammam saranam gacchami
Sangham saranam gacchami
Je prends refuge dans le Bouddha,
Je prends refuge dans son Enseignement
Je prends refuge dans la Communauté
SOMMAIRE
Production et cessation
I. L’apparition de la quête du Bouddha
II. Les Quatre nobles vérités : l’essence de l’Enseignement
III. La pratique éthique : Le Chemin qui mène à la cessation de la douleur
IV. Le non-soi – Anatta
V. Anapanasati – La méditation basée sur le souffle
VI. Une liste de contrôle
VII. L’Illumination
mon attention
se produit
saisie par un objet :
un oiseau,
une douleur,
votre appel téléphonique
Je pense :
cet oiseau est beau
cette douleur est supportable ou insupportable
je réponds au téléphone
j'oublie l’oiseau
la douleur cesse
je raccroche le téléphone
mon attention
se produit
saisie par le prochain événement qui la saisit :
mon enfance
mes sentiments
mes penchants et mes aversions
Elle me rappelle mes disputes avec ma mère
comme nous nous sommes querellées
comme nous nous sommes réconciliées
Elle me rappelle mes joies et mes peines
comme j’aime cuisiner
comme mes enfants me manquent
Elle me rappelle mes préjugés
comme j’aime ceci
et comme je n’aime pas cela.
de la production d’un souvenir
à travers sa cessation
jusqu’au suivant
et au suivant
et au suivant
de la production d’une émotion
à travers sa cessation,
jusqu’à la suivante…
de la production d’une attitude
à travers sa cessation
jusqu’à la suivante…
Des productions ponctuées de cessations
des cessations suivies d’autant de productions
en une régression à l’infini
jusqu’à ce que
finalement
nous trouvions le lieu
au-delà des productions et des cessations
identification,
activation –
éteint
comme un feu –
Nirvana
La légende de la naissance du Bouddha – c’est-àdire, de l’apparition du Bodhisattva dans l’existence au cours de laquelle il cessa d’être un Bodhisattva et devint le Bouddha – mit plusieurs siècles à se former, entre le moment de sa mort, vers le IVe siècle avant notre ère, et celui où les textes furent finalement fixés par écrit, plus de cinq siècles plus tard. La légende elle-même prit fin, pour ainsi dire, lorsque les savants apprirent à faire la distinction entre elle et ce qui s’est probablement passé en réalité. Mais je ne veux pas m’occuper de cela ici. Je l’aime ! (p. 11)
La cessation de la douleur Le but de la quête du Bouddha était de trouver la fin de la douleur. Après l’avoir trouvée, il définit le but de son Enseignement comme étant de « mettre fin à la douleur ». L’Illumination qu’il enseignait signifiait finalement « arriver à la fin de la douleur ». Le Bouddha mit toujours l’accent sur la douleur et le moyen de lui échapper. (p. 20f)
Lorsque les choses se produisent, comment pouvons- nous les amener à cesser ? Le Bouddha répond que c’est par la compréhension des Quatre nobles vérités, qui sont l’essence de son enseignement.
– La Noble vérité de la douleur
– La Noble vérité de l’origine de la douleur
– La Noble vérité de la cessation de la douleur
– Le Chemin menant à la cessation de la douleur : le Noble chemin octuple
Même si le Chemin qui mène à la cessation de la douleur, la quatrième Noble vérité, figure en dernier sur la liste, le Bouddha a, en premier lieu, enseigné la morale. Il a enseigné que l’Illumination n’est pas possible sans la plus stricte adhérence à la pratique éthique, non pas en tant que théorie ou philosophie, mais en tant qu’engagement actif et continu.
Pratiquez encore !
L’engagement moral vient avant l’érudition et la pratique de la méditation.
La morale enseignée par le Bouddha était simple. Nous devons surveiller la qualité du comportement de notre corps, de nos paroles et de notre pensée, afin de ne faire aucun mal.
La compréhension du soi L’Enseignement sur l’impermanence et la nature insatisfaisante des choses nous mène à faire l’expérience que nous n’avons pas de soi – que nous sommes dépourvus d’un soi auquel nous pouvons adhérer en tant que permanent et immuable. Nous sommes une simple séquence de processus éternellement changeants et impermanents qui se produisent et cessent. Toutefois, bien que nous soyons dépourvus d’un soi permanent, la pratique de l’éthique requiert que nous nous assumions.
Le développement du détachement par rapport à la croyance que nous possédons un soi fixe et permanent est central à la discipline mentale du bouddhisme.
Comment pratiquer la méditation sur le souffle ? Pouvons-nous encore pratiquer les diverses méthodes transmises par les textes bouddhiques de la façon dont le Bouddha les a pratiquées et enseignées ? Je pense que oui, tout d’abord parce que nous sommes humains et que l’esprit humain est resté le même pendant des millénaires. Toutefois, il faut bien reconnaître que nous vivons à des époques très différentes. Sauf pour ce qui est de la terminologie la plus simple, nous réfléchissons au moyen d’un vocabulaire presque totalement différent, bien que, grâce à l’essor du bouddhisme, certains termes techniques bouddhiques soient à présent parvenus dans nos langues. Nous avons nos propres maîtres qui ont étudié l’esprit et la conscience : Freud et Jung, Reich et Owen, et bien d’autres encore. Nous avons bénéficié de l’enseignement prodigué par de nombreux maîtres de méditation venant de traditions bouddhiques diverses et, au plus proche de la méditation sur le souffle, à l’époque contemporaine nous avons les différentes sortes de Pratiques du souffle conscient.
Tout cela représente un avantage certain.
Le XXe siècle a connu un essor sans précédent de méthodes de thérapie et de développement personnel et spirituel. Beaucoup d’entre elles couvrent le même domaine que la méditation sur le souffle.
C’est certainement le cas des thérapies contemporaines de Respiration consciente : il n’y a qu’un souffle !